L'éducation en Finlande

Des élèves qui débutent l’école à 7 ans. Des enseignants qui suivent les étudiants pendant plusieurs années. Des fournitures scolaires et des repas gratuits pour les élèves. C’est la réalité de la Finlande.

La matière grise fait la richesse du pays:

Le reportage conclut: « La technologie, ici, ça ne fait peur à personne. Des téléphones portables à 6 ans? Rien d’impressionnant là-dedans! » À Helsinki l’accès à Internet haute vitesse est un droit fondamental.

Le système finlandais a de quoi faire rêver:

Ce reportage explique le contexte du système éducatif finlandais; en moyenne 17 élèves par classe, une gestion décentralisée, la formation des enseignants très qualifiés, des étudiants qui choisissent leurs matières et peu de notes.

 

 

 

Compétences des enseignants

Je vous suggère une lecture intéressante au sujet du profil de compétence des enseignants au collégial: Trois fois, passera… vers un profil de compétences unique de la profession enseignante?

L’article compare trois profils de compétences :
Celui de Performa (1999)

  • Construire sa pratique professionnelle
  • Participer à la vie de sa communauté éducative
  • Participer à la réalisation du projet de formation du programme
  • Enseigner dans une perspective de formation fondamentale
Conseil supérieur de l’éducation
  • Maitriser sa discipline
  • Développer et appliquer des stratégies d’enseignement axées sur l’apprentissage et le développement des élèves
  • Entretenir une collaboration significative avec les autres acteurs engagés dans l’activité éducative
  • Maitrise l’évolution de sa pratique et contribuer au devenir de la profession enseignante
Ministère de l’éducation, du loisir et du sport
  • Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d’objets de savoir ou de culture dans l’exercice de ses fonctions
  • Communiquer clairement et correctement dans la langue d’enseignement, à l’oral et à l’écrit, dans les divers contextes liés à la profession enseignante
  • Concevoir des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation
  • Piloter des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation
  • Évaluer la progression des apprentissages et le degré d’acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre
  • Planifier, organiser et superviser le mode de fonctionnement du groupe-classe en vue de favoriser l’apprentissage et la socialisation des élèves
  • Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d’apprentissage ou d’adaptation ou un handicap
  • Intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel.
  • Coopérer avec l’équipe-école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l’atteinte des objectifs éducatifs de l’école
  • Travailler de concert avec les membres de l’équipe pédagogique à la réalisation des tâches permettant le développement et l’évaluation des compétences visées dans les programmes de formation, et ce, en fonction des élèves concernés
  • S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel
  • Agir de façon éthique et responsable dans l’exercice de ses fonctions
Il est aussi intéressant de consulter le référentiel de compétences pour les enseignants du primaire et secondaire: La formation à l’enseignement: les orientations, les compétences professionnelles et le référentiel de compétences technopédagogiques au collégial.

Flipped Classroom

Lors de la dernière conférence International Society for Technology in Education (ISTE) du 26 au 29 juin dernier à Philadelphie, deux enseignants du Dakota du Sud ont présenté une approche intéressante du temps passé en classe The Flipped Class: A New Paradigm in Education.

En résumé, leur méthode inverse ce qui se passe habituellement en classe et ce qui se passe à la maison :

Rather than lecture live, they make videos for their student to watch at home. Class time is spent working with students to better understand the material covered in the videos. Their motto is, « class is for conversation, not dissemination ».

Voici un extrait de leur présentation à ISTE :

 

Pour plus d’information sur la « classe inversée » :

À lire aussi, l’article de Larry D. Rosen Teaching the iGeneration dans l’édition de Février 2011 de Educational Leardership, dans lequel le chercheur affirme:

Demonstration projects around the United States have found that once teachers relegate much of the content dissemination to technology, they can spend class time more productively— helping students analyze, synthesize, and assimilate material (Johnson, Smith, Levine, & Haywood, 2010; Project Tomorrow, 2010). After all, isn’t this the most effective use of class time and teacher talent?

L’idée de « flipped classroom » ou d’ « inverted classroom » n’est pas nouvelle. Elle semble avoir été proposée en 200o par Glenn Platt, de l’université de Miami, et Maureen Lage.

Vidéos sur le portfolio

Je fais présentement une mise à jour de ma veille sur le portfolio. J’ai croisé quelques vidéos intéressants à ce sujet:

 

 

http://youtu.be/CpXsEEdDUUQ

 

Sur le e-portfolio (les animations sont populaires!):

 

 

 

 

 

Twitter en classe

S’il y a un an, seule une poignée d’utilisateurs faisaient vivre Twitter, les Québécois sont de plus en plus actifs sur Twitter  – selon le CEFRIO, la plateforme de microblogage Twitter a connu une explosion fulgurante en 2009 (entre février 2008 et février 2009, son nombre d’utilisateurs a crû de 1 382 %). En 2010, un internaute sur dix (11 %) exprime des commentaires sur une plateforme de microblogage tel Twitter. L’actualité a d’ailleurs expliqué le phénomène en avril dernier dans le B-A Ba de Twitter. Plus récemment, La Presse du 20 juin 2011 publiait Gazouillis 101, et Le Devoir du 16 juin 2011, La twittérature, outil pédagogique.

Cette année, plusieurs enseignants y ont fait le saut avec leur classe. Parmi les premières à y mettre le pied, notons @frompennylane (son site de classe MaOnziemeAnnee), une enseignante française. Puis plus près de chez nous, Annie Coté (@AnnieSentiers) a demandé à ses élèves de publier leurs devoirs sur Twitter (voir Twitter sur les bancs d’école, paru dans Le Soleil du 5 mars 2011, et Devoir sur Twitter: un succès qui fait boule de neige, paru dans Le Soleil du 22 avril 2011).

L’enseignant a d’ailleurs participé à l’édition du 16 mars de l’émission Dossier actualité à TéléMag – pour voir l’entrevue, passez à 11 minutes 50 secondes (l’entrevue se termine à 20 minutes 40 secondes). Dans cette même émission, Lamine Diedhiou, enseignant en sociologie au Cégep Limoilou discute de laïcité (l’entrevue débute à 29 minutes 50 secondes et se termine à 38 minutes 40 secondes – notez que les sous-titres intervertissent les noms des intervenants).

http://maonziemeannee.wordpress.com/Ma

La clé de la motivation scolaire

En mars 2011, l’émission de Télé-Québec Le Code Chastenay proposait un reportage sur la motivation scolaire.

Thérèse Bouffard, professeur au département de psychologie de l’UQAM, tente de comprendre comment des individus, de prime abord semblables, réussissent de façon différente. Selon elle, la réussite n’est pas une question d’intelligence, mais bien de motivation.

Elle nous parle du sentiment d’efficacité personnel, un indicateur clair de la motivation. Les recherches de Madame Bouffard permettent de suivre des étudiants pendant plusieurs années et de mesurer la perception de leur compétence (c’est le biais d’évaluation).

Un biais positif (lorsqu’un élève se perçoit plus performant qu’il ne l’est en réalité) aura tendance à améliorer la performance de l’étudiant. La motivation serait donc un gage de réussite, peu importe les capacités de l’étudiant.

Consultez le lien suivant pour visionner le reportage (environ 6 minutes).

Les « C » en tant qu'étudiants

Le CEFRIO lançait récemment le quatrième fascicule portant sur les C : Les « C » en tant qu’étudiants.

Les résultats de l’enquête Génération C y sont résumés en cinq points :

  1. Les jeunes ne sont pas tous des pros des TIC !
  2. Les jeunes s’engagent sur le plan civique… mais ils le font différemment !
  3. Les jeunes s’attendent à pouvoir utiliser les TIC au travail
  4. La consommation des jeunes : en ligne de plus en plus souvent
  5. Un décalage de plus en plus criant entre l’école et la société

Dans cette publication, dix questions pour favoriser la réussite éducative des « C » sont posées par Thérèse Laferrière professeure titulaire à l’Université Laval qui effectue des recherches sur
l’utilisation efficace des TIC en éducation depuis plus de 16 ans. On y aborde les possibles distractions que les TIC apportent en classe et l’auteure suggère que « le professeur discute en début de session de l’usage du portable ou du téléphone mobile en partant de la prémisse que leur utilisation en classe est un geste d’affirmation par l’étudiant de sa capacité d’apprendre ».

Concernant la classe en réseau, l’auteure affirme que « tout cours devrait être conçu de manière hybride et contenir à différents moments du travail individuel, d’équipe ou collectif, des échanges verbaux ou écrits sur place et des échanges sur Internet». Son expérience lui permet d’affirmer que « la conversation à des fins d’approfondissement et de cocréation de connaissances tire profit d’échanges sur place et sur un forum à fonctionnalités multiples, et que l’idéal est de faire en sorte qu’ils s’harmonisent ».

Un fascicule qui pourrait vous en apprendre plus sur vos étudiants et sur l’impact que cette génération aura d’aborder la formation!

 

Classe d'apprentissage actif

La vitrine technologie éducation a mis en ligne une vidéo sur la classe du 21e siècle, aussi appelée classe d’apprentissage actif, au Collège des sciences biologiques de l’Université du Minnesota.

Les classes d’apprentissage actif permettent aux étudiants d’expérimenter un environnement plus interactif, participatif et collaboratif que les classes traditionnelles et les cours magistraux. Les éléments importants de ces classes : un nouveau design avec des tables rondes (pour favoriser le travail d’équipe, la discussion et la libre circulation); une pédagogie axée sur l’apprentissage par problèmes (APP), l’apprentissage par projets et l’enseignement par les pairs; et un équipement de haute technologie qui permet l’expression et l’interactivité.

Classes d’apprentissage actif de l’Université du Minnesota

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=HQLqhRPzAoA

À voir aussi

Classes d’apprentissage actif de l’Université McGill

Scale-Up à la Old Dominion University

Des dizaines de projets Scale Up ont vu le jour, dont celui de la North Carolina State University. Parmi les incontournables, on compte aussi TEAL au MIT.

Au collégial, notons l’initiative du Cégep de Victoriaville

Les appareils mobiles 3/3

Prospection pédagogique

Les services

Services que vous voudriez consulter sur votre téléphone intelligentNous avons demandé aux étudiants quels services ou outils, liés aux activités du Cégep, ils aimeraient consulter sur leur téléphone intelligent. Des suggestions leur ont été faites, ils pouvaient aussi compléter en précisant un autre service que ceux mentionnés et les répondants pouvaient choisir plusieurs choix de réponses.

Une grande proportion des étudiants désirent consulter, via leur téléphone intelligent, des informations liées à leur dossier scolaire, dont leur horaire (73 %) et de l’information sur les cours (50 %). C’est aussi ce que mentionnent d’autres sondages de ce type menés auprès de la population étudiante1.

De façon plus sociale, les étudiants aimeraient avoir accès à un localisateur d’ami (47 %); ce service n’est pas disponible au cégep, mais des initiatives ont vu le jour dans quelques institutions d’enseignement supérieur2.

Les répondants sont aussi intéressés par la carte des campus du cégep et par des alertes ou de l’information sur les activités scolaires. Ils ont d’ailleurs été nombreux à mentionner qu’ils étaient intéressés à recevoir un avertissement sur leur téléphone lorsqu’un cours est annulé. Si certains systèmes permettent de recevoir un appel lorsqu’un cours est annulé, il est fort à parier que les étudiants préfèreraient être avisés par texto.

Les ordinateurs

Utilisation du portableEn complément, nous leur avons posé quelques questions sur les ordinateurs portables. Parmi tous les répondants, 70 % possèdent un portable. La majorité possède une technologie PC (91 %).

De ceux qui possèdent un portable, près de 65 % ne l’apportent pas au cégep. Le quart l’apporte au cégep, mais ne l’utilise pas dans leurs cours. Et 10 % des répondants qui possèdent un portable l’apportent au cégep et l’utilisent dans leur classe. On peut penser que les étudiants n’utilisent pas leur portable en classe parce qu’ils n’y voient pas l’utilité, qu’ils n’y sont pas incités ou encore qu’ils perçoivent qu’ils ne sont pas invités à le faire .

Les tablettes sont font plutôt discrètes, si le Cefrio mentionne que « Les jeunes de 18 à 24 ans semblent avoir adopté rapidement cette nouvelle technologie : 13 % en utilisent une régulièrement pour se connecter à Internet3 », au Cégep Limoilou, moins d’un demi pourcent des répondants ont dit posséder un iPad.

Suites

Il serait intéressant d’en savoir plus l’usage, modéré ou intensif, que font les étudiants de leurs appareils mobiles. Il serait aussi intéressant d’en savoir plus sur l’intérêt des étudiants pour les applications pédagogiques des appareils mobiles.

À la lumière des résultats du sondage, il apparait que même si la technologie Apple est la plus présente, il sera sans doute plus rentable de produire des versions mobiles des services et outils disponibles au Cégep que des applications.

1 Université of Edinburgh. IS Survey Results : Mobile Services 2010, http://www.projects.ed.ac.uk/areas/itservices/integrated/ITS045/Other_documents/MobileSurvey2010.shtml
2 Des applications sont disponibles dans deux universités britanniques, dont à l’Université de Sheffield (http://www.shef.ac.uk/cics/campusm/locator) et à la London School of Economis ans Political Science (http://www2.lse.ac.uk/intranet/LSEServices/divisionsAndDepartments/itservices/about/serviceCatalogue/campusM.aspx). Notons aussi le site www.likealittle.com, utilisé entre autres à l’Université d’Ottawa http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/ottawa-est-ontarien/201101/23/01-4362946-du-flirting-a-la-sauce-web-20.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_en-manchette_572_section_POS1, qui permet de flirter par un concept de microblogage anonyme.
3 Cefrio, NeTendances, Un fort potentiel pour Internet mobile au Québec, p.10.

Laisser le choix

En janvier dernier, j’ai rencontré Danis Michaud, une enseignante de sciences et mathématiques de troisième cycle du primaire au Nouveau-Brunswick. Passionnée, elle expliquait comment, en quelques mois au début de l’année, elle voyait la matière en relation avec des outils de présentations imposés : un rapport de laboratoire présenté avec un traitement de texte, une recherche diffusée dans un site Internet ou une présentation appuyée un diaporama. Après quelques mois, lorsque les élèves avaient fait le tour des outils de présentation, elle leur demandait de leur présenter un rapport de laboratoire selon l’outil que les élèves jugeaient le plus à propos. Elle corrige donc des rapports de laboratoire qui, selon les élèves qui l’ont produits, sont présentés sous forme de page web, de document Word ou de diaporama. Le contenu disciplinaire évalué est le même pour tous les types productions.

Dans un article d’Education Week, Student Choice: An Important Step for Meaningful Technology Integration, prône aussi cette façon de faire : utiliser la technologie d’une façon plus significative plutôt que d’essayer la dernière technologie à la mode.

Donner aux élèves la possibilité de choisir la technologie à utiliser permet à l’enseignant de rester en territoire connu, et encourage l’enseignant à examiner attentivement l’objectif de l’activité. Parce que pour donner le choix, on doit adapter la façon dont l’activité est conçue et mise en œuvre. Tout d’abord, l’activité devrait ressembler à ceci :
1) Rechercher un sujet
2) Utiliser Word, PowerPoint ou Publisher pour démontrer ce que vous avez appris
3) Soumettre le travail

Lorsque l’activité permet à l’étudiant de choisir son sujet et son support, l’activité devient beaucoup plus significative pour l’enseignant et l’élève. Les élèves réfléchissent aux outils qui répondent le mieux aux buts de l’activité. Les enseignants y gagnent aussi, puisqu’ils créent une activité plus motivante qui incorpore la technologie tout en restant avec des outils qui leur sont familiers. L’enseignant peut se voir motivé par le fait que chaque étudiant produira un travail différent, dans le cadre des objectifs d’apprentissage définis au départ… plus motivant qu’un projet où tous les étudiants remettent le même produit avec les mêmes informations présentées de façon presque identique!