Innovation et créativité

L’article How—and why—to teach innovation in our schools, paru dans en février dernier dans eSchool News a un titre tout aussi intéressant que son sous-titre: « Call for innovative society raises important questions about education » (traduction libre: L’appel à une société innovante soulève d’importantes questions sur l’éducation).

L’auteur de l’article présente les 5 i de l’innovation: Imagination, Inquiry (recherche/enquête), Invention, Implementation (application/mise en oeuvre) et Initiative.

 

Imagination

La discipline a pris la place de l’imagination en classe. Selon l’auteur, la créativité n’est pas nécessairement quelque chose de spontané et il propose de « pratiquer » la créativité, en commençant par la combinaison de disciplines.

Inquiry (recherche/enquête)

« Qui pose les questions en classe? » L’enseignant. Et la réponse attendue est souvent la bonne réponse. La recherche et l’exploration font partie de l’innovation.

(Il n’est pas possible d’accéder à la suite de l’article gratuitement, mais je vous propose ceci: Imagination and Initiative: Harvard’s and Hiam’s Advice for Educating for innovation)

Invention

L’invention, appliquée à l’éducation, c’est aussi le transfert. Voici des suggestions de questions proposées: “Can you think of a better way to do this math problem?” “Can you apply what we’ve just learned about how the ancient Egyptians moved stones to build pyramids in some modern-day invention of your own?”. Cet aspect touche la classe, mais aussi l’ensemble du système. Pour inventer, il réfléchir, essayer, se tromper, recommencer, et pour cela, il faut du temps. Comment y accorder le temps nécessaire dans un contexte où les enseignants affirment « qu’il y a beaucoup la matière à couvrir »…

Implementation (application/mise en oeuvre)

« Innovation is creativity, applied. » Les étudiants ont peu d’expérience lorsqu’il s’agit d’application de leurs idées. Tel que lu récemment au sujet d’une étude menée dans une faculté d’administration à l’université: « Businesses want to employ people who have the ability to manage rather than merely having knowledge about management concepts (Cunningham, 1995 dans Erray, 2011) »

Initiative

L’initiative est sans doute l’aspect le plus difficile des cinq à mettre en pratique et à enseigner; il va à l’encontre du contrôle traditionnel et centralisé en salle de classe.

 

À voir aussi, Chris Anderson, on How Crowd Accelerated Innovation Can Change the World

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Flipped Classroom

Lors de la dernière conférence International Society for Technology in Education (ISTE) du 26 au 29 juin dernier à Philadelphie, deux enseignants du Dakota du Sud ont présenté une approche intéressante du temps passé en classe The Flipped Class: A New Paradigm in Education.

En résumé, leur méthode inverse ce qui se passe habituellement en classe et ce qui se passe à la maison :

Rather than lecture live, they make videos for their student to watch at home. Class time is spent working with students to better understand the material covered in the videos. Their motto is, « class is for conversation, not dissemination ».

Voici un extrait de leur présentation à ISTE :

 

Pour plus d’information sur la « classe inversée » :

À lire aussi, l’article de Larry D. Rosen Teaching the iGeneration dans l’édition de Février 2011 de Educational Leardership, dans lequel le chercheur affirme:

Demonstration projects around the United States have found that once teachers relegate much of the content dissemination to technology, they can spend class time more productively— helping students analyze, synthesize, and assimilate material (Johnson, Smith, Levine, & Haywood, 2010; Project Tomorrow, 2010). After all, isn’t this the most effective use of class time and teacher talent?

L’idée de « flipped classroom » ou d’ « inverted classroom » n’est pas nouvelle. Elle semble avoir été proposée en 200o par Glenn Platt, de l’université de Miami, et Maureen Lage.

Réalité augmentée

Le 4 mai dernier, le CIMMI présentait une conférence sur l’état de ses recherches sur la réalité augmentée. La réalité augmentée est système informatique rendant possible la superposition d’éléments virtuels 2D ou 3D à la perception que nous avons de la réalité, et ceci, en temps réel.

Un exemple près de chez nous Les rues de Québec, une application pour iPhone, permet l’utilisation de la réalité augmentée (à 2 minutes 10 secondes). À noter que la réalité modifiée peut être autant augmentée que diminuée.

Il y a quelque temps le site publigeekaire.com proposait 10 applications concrètes pour la réalité augmentée, bien que publié en 2009, cet article permet d’avoir une bonne idée des applications possibles de la réalité augmentée. À peu près au même moment, la Vitrine Technologie-Éducation s’intéressait aussi au sujet.

Les applications dans le monde du  marketing sont nombreuses:

Il est trop tôt pour dire si c’est une mode passagère, mais la réalité augmentée pourrait sans doute être un atout en éducation, que ce soit en modélisation ou dans les jeux sérieux.

Classe d'apprentissage actif

La vitrine technologie éducation a mis en ligne une vidéo sur la classe du 21e siècle, aussi appelée classe d’apprentissage actif, au Collège des sciences biologiques de l’Université du Minnesota.

Les classes d’apprentissage actif permettent aux étudiants d’expérimenter un environnement plus interactif, participatif et collaboratif que les classes traditionnelles et les cours magistraux. Les éléments importants de ces classes : un nouveau design avec des tables rondes (pour favoriser le travail d’équipe, la discussion et la libre circulation); une pédagogie axée sur l’apprentissage par problèmes (APP), l’apprentissage par projets et l’enseignement par les pairs; et un équipement de haute technologie qui permet l’expression et l’interactivité.

Classes d’apprentissage actif de l’Université du Minnesota

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=HQLqhRPzAoA

À voir aussi

Classes d’apprentissage actif de l’Université McGill

Scale-Up à la Old Dominion University

Des dizaines de projets Scale Up ont vu le jour, dont celui de la North Carolina State University. Parmi les incontournables, on compte aussi TEAL au MIT.

Au collégial, notons l’initiative du Cégep de Victoriaville

Laisser le choix

En janvier dernier, j’ai rencontré Danis Michaud, une enseignante de sciences et mathématiques de troisième cycle du primaire au Nouveau-Brunswick. Passionnée, elle expliquait comment, en quelques mois au début de l’année, elle voyait la matière en relation avec des outils de présentations imposés : un rapport de laboratoire présenté avec un traitement de texte, une recherche diffusée dans un site Internet ou une présentation appuyée un diaporama. Après quelques mois, lorsque les élèves avaient fait le tour des outils de présentation, elle leur demandait de leur présenter un rapport de laboratoire selon l’outil que les élèves jugeaient le plus à propos. Elle corrige donc des rapports de laboratoire qui, selon les élèves qui l’ont produits, sont présentés sous forme de page web, de document Word ou de diaporama. Le contenu disciplinaire évalué est le même pour tous les types productions.

Dans un article d’Education Week, Student Choice: An Important Step for Meaningful Technology Integration, prône aussi cette façon de faire : utiliser la technologie d’une façon plus significative plutôt que d’essayer la dernière technologie à la mode.

Donner aux élèves la possibilité de choisir la technologie à utiliser permet à l’enseignant de rester en territoire connu, et encourage l’enseignant à examiner attentivement l’objectif de l’activité. Parce que pour donner le choix, on doit adapter la façon dont l’activité est conçue et mise en œuvre. Tout d’abord, l’activité devrait ressembler à ceci :
1) Rechercher un sujet
2) Utiliser Word, PowerPoint ou Publisher pour démontrer ce que vous avez appris
3) Soumettre le travail

Lorsque l’activité permet à l’étudiant de choisir son sujet et son support, l’activité devient beaucoup plus significative pour l’enseignant et l’élève. Les élèves réfléchissent aux outils qui répondent le mieux aux buts de l’activité. Les enseignants y gagnent aussi, puisqu’ils créent une activité plus motivante qui incorpore la technologie tout en restant avec des outils qui leur sont familiers. L’enseignant peut se voir motivé par le fait que chaque étudiant produira un travail différent, dans le cadre des objectifs d’apprentissage définis au départ… plus motivant qu’un projet où tous les étudiants remettent le même produit avec les mêmes informations présentées de façon presque identique!

Texte 2.0

La lecture est plutôt linéaire; les mots s’enchainent les uns à la suite des autres pour former des phrases, qui s’enchainent pour donner des paragraphes. Bien sur, depuis l’arrivée des liens hypertextes, la linéarité est moindre, mais de toute même.

C’était avant l’arrivée du Eye-tracker du German Research Center for Artificial Intelligence. L’outil permettrait de suivre la progression de votre lecture, de vous afficher l’information qui correspond au mot ou à la phrase que vous lisez. L’outil verra si vous vous attardez sur un mot, pourra vous le traduire, vous donner un synonyme et même vous le prononcer. Si le logiciel voit que vous errez dans la page, il pourra vous rappelez où étiez rendu et même griser les mots moins importants pour vous permettre une lecture en diagonale!

TED – SixthSense

Pranav Mistry, dont le défi est d’intégrer de l’information au objet de la vie courante, amenant ainsi les objets réels dans le monde virtuel, nous propose une vision de l’ordinateur de demain.

Via le CDC.