Flipped Classroom

Lors de la dernière conférence International Society for Technology in Education (ISTE) du 26 au 29 juin dernier à Philadelphie, deux enseignants du Dakota du Sud ont présenté une approche intéressante du temps passé en classe The Flipped Class: A New Paradigm in Education.

En résumé, leur méthode inverse ce qui se passe habituellement en classe et ce qui se passe à la maison :

Rather than lecture live, they make videos for their student to watch at home. Class time is spent working with students to better understand the material covered in the videos. Their motto is, « class is for conversation, not dissemination ».

Voici un extrait de leur présentation à ISTE :

 

Pour plus d’information sur la « classe inversée » :

À lire aussi, l’article de Larry D. Rosen Teaching the iGeneration dans l’édition de Février 2011 de Educational Leardership, dans lequel le chercheur affirme:

Demonstration projects around the United States have found that once teachers relegate much of the content dissemination to technology, they can spend class time more productively— helping students analyze, synthesize, and assimilate material (Johnson, Smith, Levine, & Haywood, 2010; Project Tomorrow, 2010). After all, isn’t this the most effective use of class time and teacher talent?

L’idée de « flipped classroom » ou d’ « inverted classroom » n’est pas nouvelle. Elle semble avoir été proposée en 200o par Glenn Platt, de l’université de Miami, et Maureen Lage.

Vidéos sur le portfolio

Je fais présentement une mise à jour de ma veille sur le portfolio. J’ai croisé quelques vidéos intéressants à ce sujet:

 

 

http://youtu.be/CpXsEEdDUUQ

 

Sur le e-portfolio (les animations sont populaires!):

 

 

 

 

 

La clé de la motivation scolaire

En mars 2011, l’émission de Télé-Québec Le Code Chastenay proposait un reportage sur la motivation scolaire.

Thérèse Bouffard, professeur au département de psychologie de l’UQAM, tente de comprendre comment des individus, de prime abord semblables, réussissent de façon différente. Selon elle, la réussite n’est pas une question d’intelligence, mais bien de motivation.

Elle nous parle du sentiment d’efficacité personnel, un indicateur clair de la motivation. Les recherches de Madame Bouffard permettent de suivre des étudiants pendant plusieurs années et de mesurer la perception de leur compétence (c’est le biais d’évaluation).

Un biais positif (lorsqu’un élève se perçoit plus performant qu’il ne l’est en réalité) aura tendance à améliorer la performance de l’étudiant. La motivation serait donc un gage de réussite, peu importe les capacités de l’étudiant.

Consultez le lien suivant pour visionner le reportage (environ 6 minutes).

Les « C » en tant qu'étudiants

Le CEFRIO lançait récemment le quatrième fascicule portant sur les C : Les « C » en tant qu’étudiants.

Les résultats de l’enquête Génération C y sont résumés en cinq points :

  1. Les jeunes ne sont pas tous des pros des TIC !
  2. Les jeunes s’engagent sur le plan civique… mais ils le font différemment !
  3. Les jeunes s’attendent à pouvoir utiliser les TIC au travail
  4. La consommation des jeunes : en ligne de plus en plus souvent
  5. Un décalage de plus en plus criant entre l’école et la société

Dans cette publication, dix questions pour favoriser la réussite éducative des « C » sont posées par Thérèse Laferrière professeure titulaire à l’Université Laval qui effectue des recherches sur
l’utilisation efficace des TIC en éducation depuis plus de 16 ans. On y aborde les possibles distractions que les TIC apportent en classe et l’auteure suggère que « le professeur discute en début de session de l’usage du portable ou du téléphone mobile en partant de la prémisse que leur utilisation en classe est un geste d’affirmation par l’étudiant de sa capacité d’apprendre ».

Concernant la classe en réseau, l’auteure affirme que « tout cours devrait être conçu de manière hybride et contenir à différents moments du travail individuel, d’équipe ou collectif, des échanges verbaux ou écrits sur place et des échanges sur Internet». Son expérience lui permet d’affirmer que « la conversation à des fins d’approfondissement et de cocréation de connaissances tire profit d’échanges sur place et sur un forum à fonctionnalités multiples, et que l’idéal est de faire en sorte qu’ils s’harmonisent ».

Un fascicule qui pourrait vous en apprendre plus sur vos étudiants et sur l’impact que cette génération aura d’aborder la formation!

 

Les appareils mobiles 3/3

Prospection pédagogique

Les services

Services que vous voudriez consulter sur votre téléphone intelligentNous avons demandé aux étudiants quels services ou outils, liés aux activités du Cégep, ils aimeraient consulter sur leur téléphone intelligent. Des suggestions leur ont été faites, ils pouvaient aussi compléter en précisant un autre service que ceux mentionnés et les répondants pouvaient choisir plusieurs choix de réponses.

Une grande proportion des étudiants désirent consulter, via leur téléphone intelligent, des informations liées à leur dossier scolaire, dont leur horaire (73 %) et de l’information sur les cours (50 %). C’est aussi ce que mentionnent d’autres sondages de ce type menés auprès de la population étudiante1.

De façon plus sociale, les étudiants aimeraient avoir accès à un localisateur d’ami (47 %); ce service n’est pas disponible au cégep, mais des initiatives ont vu le jour dans quelques institutions d’enseignement supérieur2.

Les répondants sont aussi intéressés par la carte des campus du cégep et par des alertes ou de l’information sur les activités scolaires. Ils ont d’ailleurs été nombreux à mentionner qu’ils étaient intéressés à recevoir un avertissement sur leur téléphone lorsqu’un cours est annulé. Si certains systèmes permettent de recevoir un appel lorsqu’un cours est annulé, il est fort à parier que les étudiants préfèreraient être avisés par texto.

Les ordinateurs

Utilisation du portableEn complément, nous leur avons posé quelques questions sur les ordinateurs portables. Parmi tous les répondants, 70 % possèdent un portable. La majorité possède une technologie PC (91 %).

De ceux qui possèdent un portable, près de 65 % ne l’apportent pas au cégep. Le quart l’apporte au cégep, mais ne l’utilise pas dans leurs cours. Et 10 % des répondants qui possèdent un portable l’apportent au cégep et l’utilisent dans leur classe. On peut penser que les étudiants n’utilisent pas leur portable en classe parce qu’ils n’y voient pas l’utilité, qu’ils n’y sont pas incités ou encore qu’ils perçoivent qu’ils ne sont pas invités à le faire .

Les tablettes sont font plutôt discrètes, si le Cefrio mentionne que « Les jeunes de 18 à 24 ans semblent avoir adopté rapidement cette nouvelle technologie : 13 % en utilisent une régulièrement pour se connecter à Internet3 », au Cégep Limoilou, moins d’un demi pourcent des répondants ont dit posséder un iPad.

Suites

Il serait intéressant d’en savoir plus l’usage, modéré ou intensif, que font les étudiants de leurs appareils mobiles. Il serait aussi intéressant d’en savoir plus sur l’intérêt des étudiants pour les applications pédagogiques des appareils mobiles.

À la lumière des résultats du sondage, il apparait que même si la technologie Apple est la plus présente, il sera sans doute plus rentable de produire des versions mobiles des services et outils disponibles au Cégep que des applications.

1 Université of Edinburgh. IS Survey Results : Mobile Services 2010, http://www.projects.ed.ac.uk/areas/itservices/integrated/ITS045/Other_documents/MobileSurvey2010.shtml
2 Des applications sont disponibles dans deux universités britanniques, dont à l’Université de Sheffield (http://www.shef.ac.uk/cics/campusm/locator) et à la London School of Economis ans Political Science (http://www2.lse.ac.uk/intranet/LSEServices/divisionsAndDepartments/itservices/about/serviceCatalogue/campusM.aspx). Notons aussi le site www.likealittle.com, utilisé entre autres à l’Université d’Ottawa http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/ottawa-est-ontarien/201101/23/01-4362946-du-flirting-a-la-sauce-web-20.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_en-manchette_572_section_POS1, qui permet de flirter par un concept de microblogage anonyme.
3 Cefrio, NeTendances, Un fort potentiel pour Internet mobile au Québec, p.10.

Les appareils mobiles 2/3

L’utilisation

L’activité la plus effectuée par les étudiants avec leurs téléphones intelligents, tant au cégep qu’à l’extérieur du cégep, est l’envoi et la réception de textos; ils ne se procurent donc plus un téléphone pour appeler, mais pour « texter ». De plus, ils sont nombreux à s’en servir pour écouter de la musique. Suivent de près les appels téléphoniques et la navigation sur les réseaux sociaux. Les activités qui ont le moins la cote sont de prendre des photos et des vidéos, de lire des nouvelles ou un livre et de jouer à des jeux.

Tableau 2.
Activités les plus et les moins effectuées au Cégep et à l’extérieur du Cégep

Au Cégep À l’extérieur du cégep
Ce qu’ils font le plus Ce qu’ils font le moins Ce qu’ils font le plus Ce qu’ils font le moins
Envoyer et recevoir des textos
59 %
Prendre des photos, des vidéos
7 %
Envoyer et recevoir des textos
76 %
Lire des nouvelles, lire un livre
10 %
Écouter de la musique
33 %
Lire des nouvelles, lire un livre
8 %
Faire et recevoir des appels
50 %
Prendre des photos, des vidéos
17 %
Naviguer sur Internet avec le wifi du Cégep
25 %
Jouer à des jeux
11 %
Écouter de la musique
50 %
Jouer à des jeux
18 %
Naviguer sur les réseaux sociaux
25 %
Naviguer sur Internet avec le forfait de leur téléphone
12 %
Naviguer sur les réseaux sociaux
40 %
Prendre des photos, des vidéos
21 %
Faire et recevoir des appels
19 %
Envoyer et recevoir des courriels
13 %
Envoyer et recevoir des courriels
22 %
Naviguer sur Internet avec le forfait de leur téléphone
22 %

 

Naviguer

Étant donné que la navigation sur Internet avec le forfait de leur téléphone est l’activité la moins effectuée tant au cégep qu’à l’extérieur du cégep, on peut penser que les étudiants préfèrent utiliser le réseau wifi offert par le cégep et celui des endroits qu’ils fréquentent. La lecture des nouvelles et de livres sur les appareils mobiles est la seconde activité la moins effectuée par les étudiants. Le Cefrio note que cette pratique est marginale au Québec en 2010 (5 % des internautes québécois téléchargent des livres numériques pour les lire sur des supports électroniques1) mais à surveiller, c’est une tendance aussi mentionnée dans le Horizon Report 20112.

Communiquer

Tant au cégep qu’à l’extérieur du cégep, l’envoi et la réception de courriels (la 3e activité la moins effectuée par les étudiants) semble perdre de la popularité au profit de l’envoi et la réception de textos, l’activité la plus effectuée. La navigation sur les réseaux sociaux est toujours une activité prisée par les étudiants. Le Cefrio, à l’instar de Pew Internet3, mentionne toutefois que les jeunes semblent être de moins en moins actifs sur les réseaux sociaux :

L’intensité de l’usage que les jeunes internautes québécois de 18 à 24 ans font des réseaux sociaux a diminué en 2010, contrairement à ce qui s’est produit dans toutes les autres tranches d’âge de la population. En fait, 56 % des jeunes internautes de 18 à 24 ans visitent des sites de réseautage chaque jour, alors qu’ils étaient 65 % à le faire en 2009, soit une décroissance de 14 %.4

Selon le Cefrio, entre 2009 et 2010, le nombre d’étudiants possédant un téléphone intelligent a presque triplé, passant de 15 à 40 %5. Au Cégep Limoilou, dans la prochaine année, c’est 284 étudiants supplémentaires (soit 18 %) qui pourraient se joindre aux 612 qui possèdent un téléphone intelligent.

Parmi l’utilisation qu’ils comptent en faire, notons l’envoi et la réception de textos, puis d’appels, la navigation sur les réseaux sociaux et enfin l’écoute de la musique. Parmi les activités les moins envisagées, notons lire des nouvelles ou un livre et jouer à des jeux. Les activités anticipées par les étudiants qui désirent se procurer un téléphone intelligent dans les 12 prochains mois sont semblables à l’utilisation qu’en font ceux qui possèdent un téléphone intelligent actuellement.

1 Cefrio, NeTendances, Divertissement en ligne : place aux jeux vidéos, p.4.
2 Horizon Report (2011). Repéré à http://net.educause.edu/ir/library/pdf/HR2011.pdf
3 Le Pew Internet & American Life Project (http://www.pewinternet.org/) est fournit des informations sur les attitudes et les tendances qui façonnent l’Amérique et le monde. Il produit des rapports traitant de l’impact d’Internet  les communautés (dans ​​les familles, au travail et à la maison, dans la vie quotidienne, en éducation, en santé ainsi que dans la vie civique et politique) grâce à des enquêtes qui recensent  comment les Américains utilisent Internet et comment ces activités affectent leur vie.
4 Cefrio, NeTendances, L’explosion des médias sociaux au Québec, p.8.
5 Cefrio, NeTendances, Un fort potentiel pour Internet mobile au Québec, p.7.

Les appareils mobiles 1/3

Un sondage a été effectué du 7 au 13 février 2011 auprès des étudiants du Cégep Limoilou afin d’en connaitre davantage sur l’utilisation des appareils mobiles par les étudiants. Le sondage électronique était accessible à tous les étudiants par Omnivox. 2 962 répondants ont rempli le questionnaire, parmi ces derniers, légèrement plus de filles (53 %) que de garçons (48 %), ce qui est proportionnel à notre population.

Les répondants

Taux de possession d'un cellulaire chez les étudiantsParmi les répondants, 470 n’ont pas de cellulaire et 1880 ont un téléphone cellulaire de base, un appareil qui permet de faire des appels et d’envoyer des textos. La définition de téléphone intelligent retenue est la suivante : un téléphone qui permet de faire des appels, d’envoyer des textos, de naviguer sur Internet, d’utiliser des logiciels ou des applications. Parmi les 2 962 répondants de tous programmes confondus, 612 répondants (21 %) ont affirmé posséder un téléphone intelligent, une proportion semblable à la population québécoise (17 %), selon le Cefrio1.

La grande majorité des répondants ayant un téléphone intelligent ont dit pouvoir accéder, de façon limitée ou illimitée, à Internet via leur téléphone intelligent (87,6 %).

Près du tiers des répondants possèdent une technologie iPhone (iPhone, iPod Touch ou iPad). Contrairement à la population québécoise sondée par le Cefrio, où le Blackberry occupe la première place (9 %) et le iPhone la seconde (6 %), au Cégep Limoilou, la 2e technologie la plus possédée est le Blackberry (29 %). Près de 62 % des répondants ayant un téléphone intelligent possèdent un iPhone ou un Blackberry.

Tableau 1.
Trois principales marques (modèles) de téléphone intelligent possédées
Nombre %
iPhone 201 32,8
Blackberry 177 28,9
Android OS/Nexus 75 12,3
1 Cefrio, NeTendances, Un fort potentiel pour Internet mobile au Québec, p.5.

Laisser le choix

En janvier dernier, j’ai rencontré Danis Michaud, une enseignante de sciences et mathématiques de troisième cycle du primaire au Nouveau-Brunswick. Passionnée, elle expliquait comment, en quelques mois au début de l’année, elle voyait la matière en relation avec des outils de présentations imposés : un rapport de laboratoire présenté avec un traitement de texte, une recherche diffusée dans un site Internet ou une présentation appuyée un diaporama. Après quelques mois, lorsque les élèves avaient fait le tour des outils de présentation, elle leur demandait de leur présenter un rapport de laboratoire selon l’outil que les élèves jugeaient le plus à propos. Elle corrige donc des rapports de laboratoire qui, selon les élèves qui l’ont produits, sont présentés sous forme de page web, de document Word ou de diaporama. Le contenu disciplinaire évalué est le même pour tous les types productions.

Dans un article d’Education Week, Student Choice: An Important Step for Meaningful Technology Integration, prône aussi cette façon de faire : utiliser la technologie d’une façon plus significative plutôt que d’essayer la dernière technologie à la mode.

Donner aux élèves la possibilité de choisir la technologie à utiliser permet à l’enseignant de rester en territoire connu, et encourage l’enseignant à examiner attentivement l’objectif de l’activité. Parce que pour donner le choix, on doit adapter la façon dont l’activité est conçue et mise en œuvre. Tout d’abord, l’activité devrait ressembler à ceci :
1) Rechercher un sujet
2) Utiliser Word, PowerPoint ou Publisher pour démontrer ce que vous avez appris
3) Soumettre le travail

Lorsque l’activité permet à l’étudiant de choisir son sujet et son support, l’activité devient beaucoup plus significative pour l’enseignant et l’élève. Les élèves réfléchissent aux outils qui répondent le mieux aux buts de l’activité. Les enseignants y gagnent aussi, puisqu’ils créent une activité plus motivante qui incorpore la technologie tout en restant avec des outils qui leur sont familiers. L’enseignant peut se voir motivé par le fait que chaque étudiant produira un travail différent, dans le cadre des objectifs d’apprentissage définis au départ… plus motivant qu’un projet où tous les étudiants remettent le même produit avec les mêmes informations présentées de façon presque identique!

La déséducation

Depuis quelques jours, la déséducation fait beaucoup jaser. Le site propose huit web-épisodes sur le constat d’un jeune enseignant, Mathieu Côté-Desjardins, sur le système éducatif québécois.

Selon le site, la déséducation est :

  • Le constat que nos jeunes sont privés d’une éducation authentique
  • Une dysfonction qui apparaît et se développe chez les jeunes dès l’entrée à la garderie ou à l’école et qui les éteint petit à petit
  • Les lacunes, présentes en nous, en tant qu’individus, membre de la communauté et de la société et que nous léguons aux générations suivantes
  • Le sous-développement de notre potentiel

Deux épisodes sont actuellement disponibles. Dans le premier, on aborde la formation des enseignants (du primaire et du secondaire).

Dans le second épisode, on dénonce l’inertie des enseignants. On dénonce le manque d’implication, voire de vocation, et l’incompétence de certains enseignants. Peut-être ressentirez-vous un inconfort lorsqu’on aborde le fait que « les filles », « les femmes » enseignantes feraient tout pour éviter les problèmes, et éviteraient donc de remettre en question leur formation et le système dans lequel elles évoluent. Un certain malaise aussi lorsque vous constaterez que les interventions des gens qui ont une opinion sur l’éducation sont plus souvent qu’autrement négatives, et que les interventions des enseignants prônent qu’eux, sont impliqués, conscientisés et pas du tout inertes. Comme quoi, tout n’est pas perdu!

Les huit épisodes de constat sur la déséducation seront suivis, en janvier, de huit épisodes sur les pistes de solutions. En entrevue dans une radio québécoise, l’auteur des web-épisodes a été invité à donner un avant-goût des solutions: « Il faut en arriver à créer une véritable liberté en éducation », et ça passerait, selon l’auteur, par les écoles alternatives. Un concept peut-être plus difficilement applicable au collégial qui, en plus d’instruire et de socialiser, a la mission de qualifier.

À suivre sur Twitter @LADESEDUCATION.

Les jeunes au collégial

Photo: Roger Lafontaine sur usherbrooke.ca

Le 17 mars dernier, au Cégep Limoilou, Josée Garceau a présenté la conférence Au-delà des apparences et des étiquettes : les jeunes au collégial en 2010.

Avec beaucoup d’humour, la conférencière a tracé le portrait de 4 générations qui se côtoient présentement dans nos cégeps :

  • Les traditionnels (1900-1945)
  • Les BabyBommers (1945-1965)
  • Les X (1965-1980)
  • Les Y (1980-2000)

Josée Garceau définit les générations, avec leurs particularités et leurs caractéristiques. Elle le fait avec beaucoup d’intelligence, expliquant les éléments historiques à ne pas perdre de vue pour bien comprendre ce qui motive ces différentes générations.

Parmi les critiques face à l’école d’aujourd’hui, Josée Garceau fait remarquer que le jeune Y, « qui sait qu’il peut sauver le monde, qu’il en est capable, mais qui se demande juste s’il a le goût de le faire », aime bien les projets de fin de session… le problème, c’est que c’est juste en fin de session!

Voici en rafale quelques suggestions pour comprendre les Y présentement assis dans vos classes :

  • Démontrer comment appliquer la matière : faire du dernier cours le premier pour expliquer pourquoi on va apprendre tout ce qu’on va apprendre au cours des 15 prochaines semaines
  • Travailler en équipe, mais avec de l’encadrement et du leadership
  • Les impliquer dans des projets ambitieux : ils ont envie de faire partie de quelque chose de plus grand qu’eux
  • Récompenser la performance et l’excellence, face à des jeunes qui ont toujours été récompensés pour la présence et la participation

En terminant, elle note qu’Internet aura assurément un impact sur la façon dont réfléchissent les étudiants : la pensée séquentielle pourrait se voir déloger par la pensée aléatoire.