Développer le jugement avec des outils technosexy

Christine Veilleux et moi (Séverine Parent) avons présenté l’atelier Développer le jugement avec des outils technosexy lors du 32e colloque de l’AQPC à Gatineau:

Après un bref rappel des grandes lignes et des buts de notre projet, les participants seront invités à expérimenter en laboratoire informatique les questionnaires d’évaluation formative de savoir-faire et de savoir-être fondamentaux ainsi que des habiletés en technologies de l’information et des communications qui ont été élaborés pour les étudiants du programme des sciences humaines du Cégep Limoilou. L’objectif principal de l’atelier est de montrer la portée, la polyvalence et le potentiel pédagogique des questionnaires interactifs.

Dans un laboratoire, près de 25 intervenants du collégial (enseignants, conseillers, cadres) ont pu faire l’essai des questionnaires élaborés par Christine (et l’équipe dont elle a su s’entourer) depuis un an et demi. En plus du « mains sur les touches », nous avons eu l’occasion de discuter avec les participants du travail colossal, empreint de l’approche programme, qu’a nécessité l’aventure de l’élaboration des questionnaires de suivi de formations et des questionnaires auto-formatifs dans le cadre de l’apprentissage des habiletés fondamentales par les étudiants de sciences humaines  au Cégep Limoilou.

Voici la présentation qui accompagnait l’atelier:

 

 

Présentation des questionnaires sur les habiletés en Sciences humaines

Le 3 et 4 mai dernier avait lieu le Colloque international sur les TIC en éducation à Montréal. Christine Veilleux et moi y avons présenté le projet de questionnaires supportant l’intégration des habiletés en Sciences humaines et en S.A.I. et des questionnaires de Christine qui supportent l’apprentissage et l’intégration de ces habiletés sous la forme de 9 questionnaires (auto-formatif ou de suivi de formation).

À noter qu’Antoine Letarte, enseignant de mathématique au Cégep Limoilou, a aussi présenté au colloque. Un résumé de sa présentation qui portait sur Wikipedia est disponible sur son site.

Pour ceux qui n’étaient pas à Montréal, on pourra se reprendre en juin au colloque de l’AQPC, Christine Veilleux et moi y offrons un atelier-présentation Développer le jugement avec des outils « technosexy ».

 

Piéger ses étudiants

Plusieurs ont réagi depuis quelques jours à la suite de la nouvelle publiée par l’enseignant qui a piégé ses étudiants sur le web. Loys Bonod raconte comment il aurait piégé ses étudiants pour leur donner une bonne leçon :

Sur 65 élèves de première, 51 élèves – soit plus des trois-quart – ont recopié à des degrés divers ce qu’ils trouvaient sur Internet, sans recouper ou vérifier les informations ou réfléchir un tant soit peu aux éléments d’analyses trouvés, croyaient-ils, au hasard du net. Je rappelle qu’ils n’avaient pour cet exercice aucune recherche à faire : le commentaire composé est un exercice de réflexion personnelle.

Le professeur voulait  « démontrer aux élèves que les professeurs peuvent parfois maîtriser les nouvelles technologies aussi bien qu’eux, voire mieux qu’eux ». L’enseignant a d’ailleurs mis beaucoup de temps pour « piéger » ses étudiants! Il a aussi voulu « faire la démonstration que tout contenu publié sur le web n’est pas nécessairement un contenu validé, ou qu’il peut être validé pour des raisons qui relèvent de l’imposture intellectuelle ».

Intéressant. Très intéressant. C’est peut-être une bonne idée de démontrer de la sorte que le web contient du contenu qui doit être évalué. Mais ne manque-t-il pas un morceau du casse-tête? Qui leur a appris à bien chercher et discerner l’information? Et maintenant que les étudiants sont confondus, qui va leur montrer?

Au cégep, les enseignants sont invités à se référer au Profil TIC, dans ce cas, c’est la rechercher de l’information du Profil TIC qui nous intéresserait :

Ces habiletés doivent trouver une place dans le programme, être enseignées, pratiquées et mises à profit dans les activités et projets des étudiants. C’est tout aussi vrai pour la recherche, pour le traitement que pour la présentation de l’information. Sinon, on pourra continuer à piéger les étudiants, à trouver qu’ils cherchent mal, mais il faudra toujours se poser la question « qui leur a montré », vous?

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7 mythes concernant l'éducation

Le Independent Curriculum Group propose 7 mythes concernant l’éducation:

  1. Basic Facts Come Before Deep Learning
  2. Rigorous Education Means a Teacher Talking
  3. Covering It Means Teaching It
  4. Teaching to Student Interests Means Dumbing It Down
  5. Acceleration Means Rigor
  6. A Quiet Classroom Means Good Learning
  7. Traditional Schooling Prepares Students for Life

Voici une traduction (libre) des 7 mythes:

Les données de base doivent précéder l’apprentissage en profondeur
Celui-ci se traduit à peu près comme suit:  «Les étudiants doivent faire les trucs ennuyeux avant de pouvoir faire les choses intéressantes». Ou «Les élèves doivent mémoriser avant qu’ils ne puissent être autorisés à penser». Pourtant, les étudiants sont les plus susceptibles maîtrise la matière «de base» à long terme dans un contexte d’engagement, où ils ont un contrôle sur leurs apprentissages.

Un enseignement rigoureux signifie un enseignant qui parle
Les enseignants ont des connaissances à transmettre, mais l’apprentissage durable est plus probable lorsque les élèves parlent, créent et intègrent les connaissances dans des projets utiles. L’art d’enseigner est de construire des moyens pour que les étudiants découvrent et explorent la matière.

Tout couvrir signifie tout enseigner
Les enseignants sont souvent séduits par l’idée que si on parle d’un concept en classe, les étudiants l’ont appris. Au mieux, les élèves reçoivent des idées indicatives qui seront vite oubliées si elles ne sont pas renforcées par une activité centrée sur l’étudiant.

Enseigner selon les intérêts étudiants signifie un nivellement vers le bas
Si nous pouvions voir à l’intérieur du cerveau d’un étudiant, les circuits correspondraient à sa connaissance. Un nouvel apprentissage s’appuie toujours sur ce qui est déjà dans le cerveau, les enseignants doivent se rapporter à ce que les élèves savent déjà. Les enseignants qui ne parviennent pas à le faire, que ce soit dû à l’ignorance ou à la poursuite d’une fausse idée de la rigueur, vont à l’encontre d’une réalité biologique.

Accélérer signifie plus de rigueur
Certaines écoles permettent aux étudiants plus forts d’aller plus rapidement afin qu’ils puissent couvrir plus de matière. Il pourrait être plus profitable de demander à ces étudiants d’approfondir des sujets importants. Une connaissance plus en profondeur établit une fondation solide pour les apprentissages ultérieurs.

Une salle de classe tranquille équivaut à un bon apprentissage
Les élèves assis tranquillement peuvent être simplement dans la lune, sinon immédiatement, sans doute dans les 15 minutes qui suivront. Une salle de classe bruyante, si elle est correctement contrôlée, comprend notamment les discussions des étudiants qui sont activement engagés.

L’école traditionnelle prépare les élèves pour la vie
Écouter les enseignants et étudier pour les examens ont peu de choses à voir avec la vie dans le monde du travail. Les travailleurs ont plutôt  à créer, gérer, évaluer, communiquer et collaborer.

Des projets TIC à Limoilou

Au Cégep Limoilou a lieu l’appel de projets de la Direction des études pour l’année 2012-2013:

Les projets doivent être déposés à la Direction des études au plus tard le 3 avril.

Plusieurs projets peuvent impliquer les technologies de l’information et des communications en pédagogie, que ce soit l’intégration des nouvelles technologies dans un souci de motivation des étudiants des projets liés à la réussite ou le volet 1 des projets de développement pédagogique de la Fondation qui concernent le soutien à l’innovation pédagogique ou à la mise en valeur de travaux étudiants.

Concernant l’intégration pédagogique des TIC, l’axe 1 du projet éducatif du Cégep Limoilou indique que le Cégep doit favoriser l’acquisition de connaissances et d’habiletés intellectuelles établissant les bases d’une culture solide et d’apprentissages transférables (Donner le gout d’apprendre, élargir et diversifier le champ culturel, former l’étudiant pour le travail ou la poursuite des études).

Le plan stratégique mentionne, dans l’orientation 3 objectif 9: Intégrer les TIC dans l’enseignement et l’apprentissage, un objectif qui a été mis en perspective dans un plan d’orientations triennales pour l’intégration des TIC en pédagogie. Le document explique comment l’intégration pédagogique des TIC sera axée sur l’apprentissage et les disciplines. Les deux orientations sont:

  • La mise en oeuvre de l’utilisation d’approches pédagogiques innovantes au Cégep Limoilou supportées par les TIC en réponse à des besoins d’apprentissage
  • Le développement d’habiletés du Profil TIC et des habiletés du 21e siècle par les étudiants

Si vous avez des questions, n’hésitez pas!

 

Orientations triennales pour l’intégration des TIC en pédagogie au Cégep Limoilou (2011-2014)

Cette fameuse tablette

Pendant que certains alimentent les rumeurs sur la sortie prochaine du iPad 3, le Huffington Post nous apprend que le iPad sera obligatoire au Collège Jean-Eudes en septembre prochain. En effet :

Chaque élève recevra une tablette iPad de 32 Go de capacité de stockage, en location sur une période de trois ans. (…) Le code de vie et d’éthique des élèves et du personnel sera adapté à la nouvelle réalité techno.

L’annonce a été faite par communiqué de presse. Le Huffington Post rappelle qu’il ne s’agit pas de la première expérience du genre au Québec, puisque le Collège Saint-Jean-Vianney fait déjà l’expérience du iPad en classe depuis septembre dernier. Des projets pilotes ont aussi lieu à l’École secondaire Bernard-Gariépy, au Collège Notre-Dame-de-l’Assomption et sans doute ailleurs.

Au collégial, on note la volonté du programme de Techniques en éducation spécialisée (TES) du Cégep de Victoriaville d’intégrer la tablette pour septembre prochain, tout comme à l’A.E.C. en Gestion de projet en communications graphiques au Cégep Beauce-Appalaches. Depuis l’automne dernier, la tablette est entre les mains des étudiants de Technique de comptabilité et gestion au Cégep La Pocatière.

Et là, je ne vous parle pas des initiatives de nos voisins américains…

 

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Des livres numériques

Il est fascinant de réaliser à quel point la mobilité (l’utilisation des téléphones multifonctions et des tablettes) révolutionne le monde de l’éducation. Si certains éléments prennent rapidement leur place dans l’environnement de l’enseignant et des étudiants, notons l’utilisation des environnements numériques (Léa au collégial, et Moodle sont un bon exemple), d’autres semblent vouloir garder leurs particularités même en format numérique.

C’est ce qui semble le cas du livre numérique (j’en ai déjà parlé ici). Loin de nier les progrès faits depuis quelques années en matière de lecture sur support numérique, ni évacuer toute la question des droits d’auteurs, il reste tout de même que le livre numérique actuel est une extension du livre papier. Et que la version numérique ne semble pas toujours tirer avantage des nombreuses possibilités des outils avec lesquels il cohabite. C’est donc avec enthousiasme que j’ai regardé cette vidéo d’un logiciel (iBooks Author) qui semble permettre au livre numérique de prendre tout son sens :

Bien sur, l’environnement propriétaire a des limites, comme le note Infobourg, mais le monde de l’autoédition semble offrir beaucoup d’opportunités, comme le relate un article du Devoir.

Une heure sur terre

L’émission Une heure sur terre de Radio-Canada présentait le 25 novembre dernier un reportage sur l’évaluation des enseignants du Québec et de lier la sécurité d’emploi à cette évaluation. Un système d’évaluation mis de l’avant par certains politiciens du Québec, mais le système existe déjà dans la région de Washington. Le reportage Le prof idéal est disponible en ligne (2e partie de l’émission).

L’article indique que les enseignants sont évaluer 5 fois par année; 2 fois par une maitre-enseignant et 3 fois par son directeur. Une évaluation qui compte pour 75% de la note attribuée.

L’évaluation se fait sur la base de 9 critères:

  • Clarté des explications
  • Utilisation maximale du temps d’enseignement
  • Leçons bien organisées avec des objectifs
  • Impliquer les élèves de tous les niveaux d’apprentissage
  • Utilisation de moyens variés pour transmettre la matière
  • S’assurer de la compétence des élèves
  • Intervenir en cas d’incompréhension
  • Amener les élèves à des niveaux de compréhension plus élevés
  • Bâtir une atmosphère positive, favorable à l’apprentissage

À ne pas manquer le 2 décembre à 21 h, un reportage sur le système d’éducation en Finlande – un système dont il a été question ici.

Outils 2011

Le Centre for Learning & Performance Technologies a diffusé les 100 outils au service de l’apprentissage pour 2011. 531 intervenants en éducation se sont prononcés et ont ciblés les meilleurs outils, voici le résultat:

L'éducation en Finlande

Des élèves qui débutent l’école à 7 ans. Des enseignants qui suivent les étudiants pendant plusieurs années. Des fournitures scolaires et des repas gratuits pour les élèves. C’est la réalité de la Finlande.

La matière grise fait la richesse du pays:

Le reportage conclut: « La technologie, ici, ça ne fait peur à personne. Des téléphones portables à 6 ans? Rien d’impressionnant là-dedans! » À Helsinki l’accès à Internet haute vitesse est un droit fondamental.

Le système finlandais a de quoi faire rêver:

Ce reportage explique le contexte du système éducatif finlandais; en moyenne 17 élèves par classe, une gestion décentralisée, la formation des enseignants très qualifiés, des étudiants qui choisissent leurs matières et peu de notes.