L'importance de l'éducation

Daniels Pavļuts travaille au ministère des affaires économiques en Lettonie, mais a un baccalauréat en musique, plus particulièrement en performance au piano.

Au TEDx de Riga, il nous informe que 43% des gens ne travaillent pas dans le domaine dans lequel ils ont obtenu leur premier diplôme universitaire.

Il pose le dilemne: « Skills versus competence ». Et se réfère à un schéma citant les résultats d’une étude de Hanushek:

Un graphique qui indique que les compétences sont plus payantes à court terme, que les compétences et les habiletés se vaudraient à moyen terme, et qu’à long terme, les habiletés sont plus gagnantes sur le plan de l’employabilité.

Pavļuts rappelle que plusieurs (40%) des emplois à combler dans l’avenir sont encore inconnus aujourd’hui. Et qu’on ne sait pas non plus d’où viendra le prochain Steve Jobs… Et s’il était présentement votre étudiant?

Des livres numériques

Il est fascinant de réaliser à quel point la mobilité (l’utilisation des téléphones multifonctions et des tablettes) révolutionne le monde de l’éducation. Si certains éléments prennent rapidement leur place dans l’environnement de l’enseignant et des étudiants, notons l’utilisation des environnements numériques (Léa au collégial, et Moodle sont un bon exemple), d’autres semblent vouloir garder leurs particularités même en format numérique.

C’est ce qui semble le cas du livre numérique (j’en ai déjà parlé ici). Loin de nier les progrès faits depuis quelques années en matière de lecture sur support numérique, ni évacuer toute la question des droits d’auteurs, il reste tout de même que le livre numérique actuel est une extension du livre papier. Et que la version numérique ne semble pas toujours tirer avantage des nombreuses possibilités des outils avec lesquels il cohabite. C’est donc avec enthousiasme que j’ai regardé cette vidéo d’un logiciel (iBooks Author) qui semble permettre au livre numérique de prendre tout son sens :

Bien sur, l’environnement propriétaire a des limites, comme le note Infobourg, mais le monde de l’autoédition semble offrir beaucoup d’opportunités, comme le relate un article du Devoir.

Une heure sur terre

L’émission Une heure sur terre de Radio-Canada présentait le 25 novembre dernier un reportage sur l’évaluation des enseignants du Québec et de lier la sécurité d’emploi à cette évaluation. Un système d’évaluation mis de l’avant par certains politiciens du Québec, mais le système existe déjà dans la région de Washington. Le reportage Le prof idéal est disponible en ligne (2e partie de l’émission).

L’article indique que les enseignants sont évaluer 5 fois par année; 2 fois par une maitre-enseignant et 3 fois par son directeur. Une évaluation qui compte pour 75% de la note attribuée.

L’évaluation se fait sur la base de 9 critères:

  • Clarté des explications
  • Utilisation maximale du temps d’enseignement
  • Leçons bien organisées avec des objectifs
  • Impliquer les élèves de tous les niveaux d’apprentissage
  • Utilisation de moyens variés pour transmettre la matière
  • S’assurer de la compétence des élèves
  • Intervenir en cas d’incompréhension
  • Amener les élèves à des niveaux de compréhension plus élevés
  • Bâtir une atmosphère positive, favorable à l’apprentissage

À ne pas manquer le 2 décembre à 21 h, un reportage sur le système d’éducation en Finlande – un système dont il a été question ici.

L'éducation en Finlande

Des élèves qui débutent l’école à 7 ans. Des enseignants qui suivent les étudiants pendant plusieurs années. Des fournitures scolaires et des repas gratuits pour les élèves. C’est la réalité de la Finlande.

La matière grise fait la richesse du pays:

Le reportage conclut: « La technologie, ici, ça ne fait peur à personne. Des téléphones portables à 6 ans? Rien d’impressionnant là-dedans! » À Helsinki l’accès à Internet haute vitesse est un droit fondamental.

Le système finlandais a de quoi faire rêver:

Ce reportage explique le contexte du système éducatif finlandais; en moyenne 17 élèves par classe, une gestion décentralisée, la formation des enseignants très qualifiés, des étudiants qui choisissent leurs matières et peu de notes.

 

 

 

Le livre numérique

Dans un article du Denver Post, Technology helps make language click for students, on pouvait lire:

Experts figure that kids today read and write even more than previous generations. And they do so in a broader and more complex environment — though not always in academic ways.

Le livre numérique a fait son entrée dans les bibliothèques et les tablettes qui supportent les livres numériques ont connu un certain succès.

Quel est l’écho de cette nouveauté dans les écoles? La version numérique du livre scolaire offre une multitude de possibilité dont l’intégration de médias. On en a un avant goût sur Book Drum où on retrouve, entre autres, le contexte du livre et la présentation de l’auteur.

Un article de idboox nous présente la révolution des manuels scolaires collaboratifs de lelivrescolaire.fr:

Les professeurs sont associés à toutes les étapes de la rédaction du manuel, du brouillon à la version finale, ce processus collaboratif organisé  permet d’obtenir un très haut niveau de qualité et une forte adéquation avec la demande des professeurs qui sont sur le terrain. Chaque professeur peut également personnaliser son manuel en y insérant ses propres cours, documents et exercices. Il se construit ainsi un manuel scolaire sur-mesure, qui correspond exactement à sa pratique pédagogique.

Voici un aperçu du livre numérique de lelivrescolaire.fr:


La tâche semble colossale pour un enseignant, mais comme l’indique l’article, ces manuels sont numériques, mais aussi créés en collaboration avec une communauté de contributeurs.

AQPC 2011

Le colloque de l’AQPC (Association québécoise de pédagogie collégiale) rend disponible quelques documents en lien avec les présentations qui ont eu lieu en juin dernier à Lévis. Les extraits et supports visuels des présentations sont disponible le compte Scribd de l’AQPC 2011.

Vous y trouverez, entre autres :

Flipped Classroom

Lors de la dernière conférence International Society for Technology in Education (ISTE) du 26 au 29 juin dernier à Philadelphie, deux enseignants du Dakota du Sud ont présenté une approche intéressante du temps passé en classe The Flipped Class: A New Paradigm in Education.

En résumé, leur méthode inverse ce qui se passe habituellement en classe et ce qui se passe à la maison :

Rather than lecture live, they make videos for their student to watch at home. Class time is spent working with students to better understand the material covered in the videos. Their motto is, « class is for conversation, not dissemination ».

Voici un extrait de leur présentation à ISTE :

 

Pour plus d’information sur la « classe inversée » :

À lire aussi, l’article de Larry D. Rosen Teaching the iGeneration dans l’édition de Février 2011 de Educational Leardership, dans lequel le chercheur affirme:

Demonstration projects around the United States have found that once teachers relegate much of the content dissemination to technology, they can spend class time more productively— helping students analyze, synthesize, and assimilate material (Johnson, Smith, Levine, & Haywood, 2010; Project Tomorrow, 2010). After all, isn’t this the most effective use of class time and teacher talent?

L’idée de « flipped classroom » ou d’ « inverted classroom » n’est pas nouvelle. Elle semble avoir été proposée en 200o par Glenn Platt, de l’université de Miami, et Maureen Lage.

Twitter en classe

S’il y a un an, seule une poignée d’utilisateurs faisaient vivre Twitter, les Québécois sont de plus en plus actifs sur Twitter  – selon le CEFRIO, la plateforme de microblogage Twitter a connu une explosion fulgurante en 2009 (entre février 2008 et février 2009, son nombre d’utilisateurs a crû de 1 382 %). En 2010, un internaute sur dix (11 %) exprime des commentaires sur une plateforme de microblogage tel Twitter. L’actualité a d’ailleurs expliqué le phénomène en avril dernier dans le B-A Ba de Twitter. Plus récemment, La Presse du 20 juin 2011 publiait Gazouillis 101, et Le Devoir du 16 juin 2011, La twittérature, outil pédagogique.

Cette année, plusieurs enseignants y ont fait le saut avec leur classe. Parmi les premières à y mettre le pied, notons @frompennylane (son site de classe MaOnziemeAnnee), une enseignante française. Puis plus près de chez nous, Annie Coté (@AnnieSentiers) a demandé à ses élèves de publier leurs devoirs sur Twitter (voir Twitter sur les bancs d’école, paru dans Le Soleil du 5 mars 2011, et Devoir sur Twitter: un succès qui fait boule de neige, paru dans Le Soleil du 22 avril 2011).

L’enseignant a d’ailleurs participé à l’édition du 16 mars de l’émission Dossier actualité à TéléMag – pour voir l’entrevue, passez à 11 minutes 50 secondes (l’entrevue se termine à 20 minutes 40 secondes). Dans cette même émission, Lamine Diedhiou, enseignant en sociologie au Cégep Limoilou discute de laïcité (l’entrevue débute à 29 minutes 50 secondes et se termine à 38 minutes 40 secondes – notez que les sous-titres intervertissent les noms des intervenants).

http://maonziemeannee.wordpress.com/Ma

La clé de la motivation scolaire

En mars 2011, l’émission de Télé-Québec Le Code Chastenay proposait un reportage sur la motivation scolaire.

Thérèse Bouffard, professeur au département de psychologie de l’UQAM, tente de comprendre comment des individus, de prime abord semblables, réussissent de façon différente. Selon elle, la réussite n’est pas une question d’intelligence, mais bien de motivation.

Elle nous parle du sentiment d’efficacité personnel, un indicateur clair de la motivation. Les recherches de Madame Bouffard permettent de suivre des étudiants pendant plusieurs années et de mesurer la perception de leur compétence (c’est le biais d’évaluation).

Un biais positif (lorsqu’un élève se perçoit plus performant qu’il ne l’est en réalité) aura tendance à améliorer la performance de l’étudiant. La motivation serait donc un gage de réussite, peu importe les capacités de l’étudiant.

Consultez le lien suivant pour visionner le reportage (environ 6 minutes).

Les élections

Vote Mob au cégep Limoilou

Un vote mob, c’est un rassemblement pour inciter les jeunes à aller voter le 2 mai. Parce que les politiciens pensent que les jeunes ne votent pas et parce qu’on pourrait être le premier cégep de la province à organiser un vote mob (seules des universités anglophones en ont organisés), les étudiants du Cégep Limoilou seront présents le 27 avril à 13 h au pied du Grand escalier. Plus de détails sur la page Facebook de l’événement Vote Mob au Cégep Limoilou.

MAJ – 2 mai – Voici la vidéo du Vote Mob

 

La boussole

Répondez au questionnaire la boussole électorale en ligne sur le site de Radio-Canada et découvrez votre position dans le paysage politique.

Internet, un enjeu électoral

Au mois de février dernier, le groupe OpenMedia.ca a diffusé, sur internet, une pétition intitulée Stop the meter. Cette pétition visait à faire annuler une mesure adoptée par le CRTC qui aurait permis aux compagnies de télécommunication canadienne d’utiliser un mode de facturation utilisateur/payeur pour leur forfait internet. Après avoir récolté près d’un demi-million de signatures, la pétition fut soumise au gouvernement et celui-ci fit revenir le CRTC sur sa décision.

Maintenant que nous sommes en élection, OpenMedia.ca a décidé de lancer une nouvelle campagne intitulée Vote for the internet visant à rendre l’ouverture et l’accessibilité d’internet un enjeu électoral. La campagne commence déjà à faire des petits, le 6 avril dernier, CBCNEWS a convoqué un représentant du Parti conservateur, du Parti libéral ainsi qu’un représentant du NPD afin de discuter de la vision de chacun des partis sur ce sujet.